Les équipes chargées de la surveillance des meublés touristiques — ces appartements loués pour de courts séjours sur les plateformes telles qu’Airbnb — viennent d’inspecter les immeubles du VIe et du Ier arrondissement de Paris.
La municipalité fait en effet la chasse aux gros fraudeurs, ces multipropriétaires qui louent leurs biens meubles aux touristes en toute illégalité.
Dans les grandes villes, la loi stipule pourtant que les résidences secondaires doivent obtenir un changement d’usage. Outre les recettes fiscales qu’elle génère, cette mesure permet surtout de maîtriser la taille du parc de logements à destination touristique. « Alors que Paris gagne globalement des habitants, les arrondissements du centre en perdent, cela montre que le développement des meublés touristiques a des conséquences sur la vie des quartiers », explique Ian Brossat, adjoint au maire de Paris, en charge du logement.
La mairie de Paris a par ailleurs annoncé que le nombre d’agents de contrôle passera de 20 à 25 et demande également un renforcement des sanctions pour les contrevenants. En effet, « L’amende moyenne est de 10.000 euros par logement, avec un plafond de 25.000 euros, expliquait M. Brossat dans les colonnes du Monde. C’est insuffisant, car un logement proposé sur une plateforme de location peut rapporter 1.000 euros par semaine. »
Environ 500 logements de ce type sont contrôlés à Paris chaque année. Ce chiffre semble anecdotique au regard des 50.000 biens proposés par Airbnb dans la capitale qui est la première destination des clients de la plateforme. Déjà en 2014, Le Figaro notait que le nombre de touristes ayant séjourné dans le Marais (66.000 personnes) dépassait le nombre d’habitants de ce quartier (65.000) .