Près de 800.000 transactions ont été réalisées en 2015, c’est le constat que dresse la fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) dans son communiqué qui vient de paraître.
Cette augmentation intervient après des mois de stabilité. En effet, le nombre de transactions atteignait 718.000 en 2013, 720.000 en 2014. Au 1er trimestre 2015, ce volume calculé sur 12 mois glissants était compris entre 695.000 et 700.000 avant de progresser « de façon continue et rapide depuis juin, en même temps que l’indicateur de confiance des ménages », indique la note de la FNAIM.
La faiblesse des taux d’intérêt permettant à l’indicateur de pouvoir d’achat de progresser de 4,3% explique pour partie ce phénomène.
Mais ce nombre de ventes ne doit pas masquer un marché qui reste à deux vitesses. La hausse est plus importante dans certaines régions que dans d’autres. Ainsi, la Bretagne (+19,7%), l’Aquitaine (+18,3%), le Centre la Basse-Normandie et Rhône-Alpes (autour de 17,5%) tirent le mieux leur épingle du jeu. À l’inverse, d’autres régions peinent à redémarrer. Ainsi la Champagne-Ardenne (12,9%), Midi-Pyrénées (12,3%), la Franche-Comté (11,2%) ne dépassent pas les 13% d’augmentation. Derrière encore, le Limousin (10,9%), l’Auvergne (8,8%) et la Corse (4,8%) ferment la marche.
Le marché du neuf, dont les réservations ont crue de 16,7%, profite de cette reprise.
Quant aux prix, ils ont augmenté de 1,9% au 4e trimestre 2015 (+2,2% en province et +0,7% en Île-de-France). Cependant, cette hausse ne compense pas la baisse antérieure. Sur un an en effet, les prix se tassent en moyenne de 1,9% au niveau national (-2% en province, -1,4% en Île-de-France).