La chambre des notaires de Paris révèle que les chambres de services se monnayent de plus en plus cher.
Les chambres de bonne sont moins nombreuses que dans les années 90. Leur rénovation et l’amélioration de leur confort les a progressivement fait sortir les petites surfaces situées sous les toits de l’appellation « chambres de services ». Au point de diviser par deux le volume de vente. Il s’en échangeait 3000 dans les années 90 contre 1.700 cette année. L’impact des mesures législatives apparues dans les années 2000 plus difficiles à juger. « La notion de logement décent introduite par la loi en 2002 qui interdit la location des biens de moins de 9 min 2 s est difficile à appréhender. D’un côté, la réglementation limite les acquisitions effectuées par les investisseurs pour louer immédiatement le logement. D’un autre côté, elle a pu encourager des propriétaires de chambre à acheter d’autres chambres adjacentes pour effectuer un regroupement et pouvoir continuer à louer. », indique la chambre des notaires dans son étude.
En revanche, il apparaît clairement que ce marché de niche a la cote. Leur prix a grimpé en flèche. Sur la période 1998-2008, le prix médian d’une chambre de service a été multiplié par 2,86 (de 17.500 € en 1998 contre 50.000 € en 2008). Dans le même temps, le prix des appartements standards a été multiplié par 2,75. Même pendant la crise de 2009 les prix ont résisté.
Si un tiers des chambres de bonne sont vendues dans le XVIe arrondissement, les plus chères, elles, se situent dans le Ve ou le prix au mètre carré atteint 11.000 euros. « Ces petites surfaces, même inexploitables à la location, trouvent preneurs sur ce marché. On peut penser que la présence d’établissements scolaires de prestige continue de motiver les acquéreurs », signale enfin l’étude.