Comme nous l’expliquions précédemment, le dispositif VISALE qui permet aux locataires précaires d’obtenir une caution et aux bailleurs de garantir la réception de leurs loyers, vient de voir le jour, en lieu et place de la garantie universelle des loyers (GUL).
Financé par Action Logement (ex 1% logement), et disponible depuis le 20 janvier, ce service sans frais, ni pour le locataire ni pour le bailleur, doit permettre de garantir les impayés qui sont autour de 3% aujourd’hui et qui mettent certains propriétaires en grandes difficultés.
C’est en effet action Logement qui s’assure de l’éligibilité des demandeurs au dispositif VISALE. Pour l’obtenir, ceux-ci doivent répondre à certains critères spécifiques.
Dans les zones non tendues, le dispositif permettra sans doute d’améliorer l’accès au logement. En revanche, là où la demande est forte, il est à parier que les bailleurs continueront de privilégier les bons dossiers, plutôt que ceux supportés par VISALE. Dans ces cas-là, le dispositif ne réglera pas le problème. Et, pour tous ceux qui ne sont pas éligibles à VISALE (les travailleurs non-salariés par exemple), la situation pourrait se compliquer encore. Ceux-ci ne pourront apporter aucune garantie étatique et trouver un logement pour eux risque de se compliquer encore un peu plus.
Par ailleurs, rappelons que les loyers ne sont pas garantis éternellement, mais « seulement » pendant 3 ans. Par ailleurs, les dégradations locatives ne sont pas assurées. Les propriétaires doivent donc rester vigilants dans leur choix.
Dans un communiqué au vitriol, Denys Brunel, président de la chambre nationale des propriétaires, estime que VISALE « déresponsabilise à la fois le propriétaire et le locataire […], il s’agit d’une bombe à retardement ». Selon lui en effet, cette assurance déresponsabilisera le bailleur et le locataire.
Du côté des optimistes, l’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) assure, elle, que VISALE « représente une solution pratique […] simple et dématérialisée. »
En savoir plus : www.visale.fr