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UFC DÉNONCE LES ABUS DES AGENCES IMMOBILIÈRES

Dans son enquête sur l’accès à la location UFC-Que Choisir dresse un portrait au vitriol des agences immobilières.

« Excès à tous les étages ! » titre UFC-Que Choisir qui a enquêté auprès de 1246 agences immobilières et en dresse un constat sans concession. Malgré le plafonnement de leurs honoraires depuis août 2014, l’association de consommateurs s’insurge contre la « persistance de pratiques abusives » des professionnels de l’immobilier. À ce titre, elle a mis en demeure 392 agences de se conformer à leurs obligations légales et réglementaires. C’est un tiers des établissements passés au crible.

Le principal grief de l’association concerne le peu d’information que reçoivent les clients. Ainsi, « pas moins de 35% des agences n’affichaient pas systématiquement (28% en 2011) l’information sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) alors même qu’en raison de la flambée des prix de l’énergie, cette information est particulièrement importante pour le locataire qui ne peut pas intervenir sur l’isolation du logement », révèle l’étude.

Par ailleurs, l’information détaillée sur les honoraires distinguant les frais d’agence de l’état des lieux qui peut être réalisé par un tiers, n’est respectée que dans seulement 18% des cas. Enfin, 26% des agences n’affichent toujours aucune information sur les honoraires en vitrine. En 2011 ce taux atteignaient 21% alors que l’obligation légale est vieille de 25 ans.

Du côté des frais d’agence, la loi est en revanche davantage respectée puisque 94% des établissements s’y conforment. En revanche, UFC-Que choisir dénonce un effet pervers des plafonds fixés depuis deux ans. En effet, si ces derniers ont permis une baisse des prix en zones très tendues (-20%,) et tendues (-10%), en zones non tendues, les atrifs ont cru de 5%. En effet, selon l’association, les plafonds ont été fixés trop haut et ont permis « aux agences immobilières de maintenir des tarifs élevés ». Pour preuve, en zone non tendue, malgré cette hausse de 5%, plus de 80% des agences n’atteignent pas le maximum légal.

L’ambiiton du gouvernement était pourtant élevée. « L’objectif est de diviser les frais au moins par deux », indiquait par exemple Mme Duflot lors d’une séance au Sénat en janvier 2014.

Enfin, dernier grief qui n’est pas de nature à rassurer les locataires, « 81% des agences enquêtées n’ont pas hésité à demander au moins un document interdit : RIB, livret de famille, carte grise, etc. ». Elles n’étaient « que » 62% en 2011.

Plus d’infos : L’enquête complète est à télécharger ici (.pdf)



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