Le Monde nous révèle que le parc de logements occupés en île de France est au plus bas depuis 1962.
Reprenant les chiffres de l’institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), il indique qu’avec une hausse de 0,66% par an (soit 163.000 logements nouveaux entre 2006 et 2011) le marché francilien continue de se tendre. 94.000 logements nouvellement occupés le sont par des propriétaires, 57.000 par des locataires et 28.000 sont des logements sociaux.
Dans le même temps, le rapport rappelle que la fondation Abbé Pierre établit à 1.194.000 le nombre des mal-logés dans la région, soit 10% de la population francilienne.
« Une production importante de logements à prix abordables devient donc cruciale pour contrebalancer la tension grandissante du marché immobilier francilien », indique encore l’institut.
Pourtant, la situation ne risque guère de changer. L’encadrement des loyers ne pourra pas faire grand-chose au regard de l’évolution du parc.
En effet, le rapport pointe encore un résultat accablant. Sur les 300.000 logements qui ont changé de statut d’occupation entre 1991 et 2011 (hors les constructions qui sont apparues durant ce laps de temps), le déficit du parc locatif vide s’est encore creusé.
L’occupation en propriété progresse fortement (+176.000), tout comme le locatif meublé (+65.000) et le parc social (+56.000). En revanche, le parc privé loué s’écroule (-241.000) ainsi que celui des logements occupés gratuitement (-109.000).
Seules les nouvelles constructions compensent ces pertes, entre 2011 et 2015 l’IAU indique que le nombre de logements commencés par an atteignait 60.000.
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