L’IRL amorce-t-il une remontée ? L’indice établi par l’Insee quatre fois par an atteint 125,50 au quatrième trimestre, contre 125,33 le mois précédent.
La hausse sur les 12 derniers mois est ainsi de 0,18%. Si elle n’a pas de quoi affoler les marchés, cette augmentation reste pourtant la plus importante enregistrée depuis 2014.
Pour autant, les loyers resteront quasi stables. Par exemple, pour un loyer de 600 euros mis à jour entre le 4e trimestre 2015 et le 4e trimestre 2016 la hausse atteindra 1 euro (600×125,50/125,28 = 601,054 euros).
Cependant, n’oubliez pas de mettre à jour vos loyers sur votre compte Mon-Immo.fr. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans la partie « Finance », puis « Révision de loyer ». Le calcul sera automatique, vos quittances se mettront à jour et votre (vos) locataire(s) en sera (seront) informé(s) immédiatement.
Depuis 2005, l’indice de référence des loyers (IRL) sert de mètre étalon pour les propriétaires. Publié chaque trimestre par l’INSEE, c’est sur sa base qu’est calculé l’augmentation maximum qu’est en droit de demander le propriétaire à son locataire.
Cet indice dont la base 100 est le quatrième trimestre 1998 est étroitement lié au coût de la vie. En effet, il correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation (IPC), hors tabac et loyers.
Ainsi, si l’IPC n’évolue pas ou baisse, l’IRL reste stable. Et c’est précisément ce qu’il se passe en ce moment. Le graphique de l’IPC ci-dessous (source: Insee) montre clairement que depuis 2014, que le prix des biens et services consommés par les ménages n’ont pas augmenté. Conséquence de cette inflation atone, l’IRL a à peine varié depuis deux ans.
Pour être tout à fait complet, il faut préciser que l’IRL est « est un indice chaîné en glissement annuel ». C’est-à-dire qu’il se compte en année glissante. Son évolution annuelle se calcule en comparant le trimestre actuel par le même trimestre de l’année passée.
Si l’INSEE publie un nouvel IRL chaque trimestre, le propriétaire, lui, ne peut mettre à jour la valeur de son loyer qu’une fois par an.
La date choisie correspond soit à celle indiquée dans le bail, soit, à défaut, à la date anniversaire de la signature du bail.
Attention également ! Depuis la loi Alur, le bailleur ne peut plus rattraper l’augmentation de l’IRL sur plusieurs années. Autrefois la période de rétroactivité était de 5 ans. Aujourd’hui, la loi est très claire : « Si l’augmentation convenue n’est pas appliquée dans un délai d’un an suivant sa date de prise d’effet, le bailleur est supposé avoir renoncé à cette augmentation pour l’année écoulée ». Raison de plus d’automatiser cette augmentation.