La commission des finances du Sénat a calculé commune par commune les effets de la réforme de la taxe d’habitation. Les résultats, édifiants, alimentent l’argumentaire des collectivités locales touchées par la quasi-suppression de cet impôt. « Nous contestons le fait qu’on nous retire une ressource », affirmait d’ailleurs François Baroin à l’issue du 100e congrès des maires de France.
Les villes les plus peuplées sont bien entendu les plus impactées par cette mesure. Ainsi, le montant du dégrèvement en 2020 atteint 178 M€ à Marseille ou 151 M€ à Paris.
Cependant, proportionnellement les villes les plus modestes ont le plus à perdre, car elles rassemblent naturellement une proportion de foyers exonérés plus importante que les villes dont les habitants ont des revenus plus confortables.
Si le manque à gagner se révèle moins important pour Paris que pour Marseille, c’est précisément parce que la capitale ne comptera que 56% de foyers exonérés, contre 80% dans la cité phocéenne. De plus, les communes dans lesquelles la taxe d’habitation étaient traditionnellement élevée souffriront davantage que les autres.
Plus d’infos : Les statistiques complètes commune par commune sont disponibles ici (.pdf) ou là (. xls).