Mon-immo.fr La gestion immobilière accessible à tous !

Non classé

LE MARCHÉ IMMOBILIER DANS LES GRANDES VILLES

Retour sur 2017, une année pleine pour le marché immobilier des grandes villes.

Avec des volumes de transactions en hausse (+10%) et des crédits immobiliers qui sont restés au plus bas, l’année 2017 a été particulièrement faste pour les grandes villes. Avec une hausse moyenne de 5%, elles ont tiré leur épingle du jeu et masquent  la stagnation rencontrée dans les zones rurales, pour lesquelles les prix n’ont pas progressé.

Bordeaux, en tête de l’échappée

Impossible de ne pas dissocier Bordeaux des autres villes françaises. Avec une hausse de 16,5% la belle endormie a fait preuve d’une vigueur inégalée, à tel point que certains y voient l’apparition d’une bulle, notamment dans l’ancien.

« L’augmentation des prix est sans doute liée à la bulle médiatique qui entoure la ville de Bordeaux et l’attrait supposé qu’elle a auprès des cadres. Si celle-ci explose, notamment parce que le marché de l’emploi ne suit pas, le soufflé devrait retomber, au moins un peu, mais peut-être pas autant que pour les petites surfaces », analyse ainsi Pierre-Edouard Lagraulet, juriste bordelais en droit immobilier cité par La Tribune.

Les poursuivants

Nantes (5,5%), Nice (5,8%), Lyon (7,7%), Paris (5,8%) et Toulouse (4,2%) affichent une belle attractivité en 2017. Avec des hausses comprises entre 5% et 7,7%. Paris notamment a battu son record établi en 2012, le prix de l’ancien dépasse désormais les 9.000 €/m2.

La queue de peloton

Marseille (+0,1%), Montpellier (-1,9%), Lille (-0,2%) et Strasbourg (+1,7%) en revanche sont restées à la traîne et n’ont pas réussi à bénéficier de la conjoncture favorable. Marseille est aujourd’hui la grande ville dans laquelle le pouvoir d’achat immobilier est le plus favorable aux acheteurs. Selon meilleursagents.com, un ménage moyen peut acheter 55m2 dans la cité phocéenne, soit 17 de plus qu’en 2011 !


D’une manière générale, plus une ville est importante, plus les prix immobiliers ont augmenté. Si la hausse moyenne des 10 plus grandes villes dépasse 5%, celle des 50 plus importantes « est ramenée dans une fourchette comprise entre +3% et 5%. Cependant dans les zones rurales composées des 30.000 communes qui, hors zones urbaines, abritent 15% de la population française, les prix sont restés en moyenne stables et ont donc échappé à la dynamique des marchés urbains. Ces zones ne se sont jamais remises de la crise de 2008, les prix y sont plus faibles de -14% par rapport à 2008. Et encore, ces chiffres ne concernent que les biens qui se vendent : il est courant d’observer des biens sur ces marchés qui mettent plusieurs années à trouver un acquéreur », analyse encore meilleursagents.com dans son rapport annuel.

Quant à 2018, les experts tablent sur une tendance similaire, avec une hausse de 2% à l’échelle nationale et de fortes disparités selon les régions.