Le dépôt de garantie reste en tête des litiges entre bailleurs et locataires (15,89% des 2.819 plaintes reçues par e-mail par la CGL). Invariablement, la caution est le premier sujet de discorde. La plupart du temps, le conflit apparaît après l’état des lieux de sortie. Le locataire pense pouvoir récupérer l’entièreté du dépôt de garantie tandis que le bailleur souhaite utiliser au moins une partie de cette somme pour remettre en état son bien.
Pour régler ce point d’achoppement, la CGL préconise la création d’un fonds spécial qui centraliserait l’ensemble des dépôts de garantie afin que le bailleur ne détienne « plus la mainmise sur les dépôts de garantie ».
Presque ex aequo, le second grief concerne les troubles de jouissance (15,40%). Ce terme désigne le mauvais entretien du bien loué. Une isolation thermique insuffisante, le mauvais fonctionnement du système de chauffage, etc. les motifs de mécontentement sont très nombreux. Cette fois la CGL souhaite que le législateur « autorise le locataire à faire appel à un professionnel de la rénovation par lui-même, lorsque le bailleur rechigne à effectuer les travaux qui lui incombent ».
Les charges locatives arrivent en troisième position (10,32%). Cette fois les locataires se plaignent la plupart du temps de charges abusives qui devraient être assumées par le propriétaire.
Enfin, aux deux dernières places se trouvent les problèmes de communication avec le bailleur (6,81%) et les mauvaises relations entretenues avec les agences immobilières (4,43%). Dans le premier cas, les locataires éprouvent des difficultés à discuter avec le bailleur ou peinent à avoir avec lui une relation apaisée. Dans le second cas, les locataires se plaignent de frais de gestion indus ou de l’augmentation de charges brutales.