Depuis 2016 les prix immobiliers connaissent une augmentation constante. Poussé jusqu’alors par une demande supérieure à l’offre, le marché immobilier résidentiel est fluide. D’une part l’augmentation moyenne des prix est mesurée (+0,8% en 2016 en France, +1,7% en 2017, +1,1% depuis le 1er janvier 2018), d’autre part, la faiblesse des taux de crédit a augmenté le pouvoir d’achat des acheteurs potentiels.
Mais « le changement de cycle est proche » croit savoir MeilleursAgents. Celui-ci « devrait intervenir dans moins d’un an probablement sous l’effet d’une hausse des taux décidée par la BCE », analyse encore le courtier en ligne.
Avec un taux d’emprunt arrivé à un plancher infranchissable, la hausse des prix, même mesuré, impacte négativement le pouvoir d’achat des acheteurs. Par ailleurs, la durée d’emprunt s’est considérablement élevée, s’accroissant de 18 mois en quatre ans (202,4 mois en 2004 contre 222,9 actuellement) et de 5 mois depuis le début de l’année selon l’Observatoire crédit logement/CSA. Cette stratégie semble également éprouver sa limite.
Tandis que le nombre d’acquéreurs s’oriente à la baisse, dans le même temps MeilleursAgents note « le retour de vendeurs opportunistes qui profitent des hausses de prix qui battent des records dans certaines zones ».
Le rapport de force entre acheteurs et vendeurs semble donc en passe de s’inverser et par conséquent prédit MeilleursAgents, les prix devraient s’orienter modérément à la baisse à la rentrée 2019.
Bien sûr, cette baisse ne sera que moyenne et ville par ville, les tendances seront très diverses.