Avant de commencer à chercher le bien idéal, il est essentiel d’évaluer votre capacité d’emprunt. Cela vous permettra d’avoir une idée précise du budget dont vous disposez et, ainsi, de mieux orienter votre recherche.
Pour déterminer le montant que vous pouvez consacrer à votre futur achat, il est possible de solliciter l’aide d’une banque ou d’un courtier. Ils peuvent simuler votre plan de financement selon votre profil (épargne, situation professionnelle, revenus…) et estimer le coût total de votre crédit. De nombreux sites internet proposent également des simulateurs pour calculer votre capacité d’emprunt en fonction des taux d’intérêt, de la durée du crédit et des mensualités.
Parallèlement, pensez à établir la liste de vos critères de recherche et de vos impératifs (quartier, nombre de pièces, surface extérieure…).
Une fois votre projet et votre budget définis, vous pouvez vous lancer dans la recherche de votre bien. Plusieurs options s’offrent à vous : consultation d’annonces en ligne sur des sites spécialisés, accompagnement par une agence immobilière, bouche-à-oreille, etc.
Si un bien retient votre attention, renseignez-vous sur plusieurs points avant de vous engager :
À savoir : La superficie et le diagnostic immobilier vous seront fournis par le vendeur avant la signature de la promesse de vente. Vous pourrez donc encore vous rétracter après avoir pris connaissance de ces éléments.
La troisième étape pour concrétiser votre projet immobilier est d’adresser au vendeur une offre d’achat, de préférence par écrit. Indiquez le prix d’acquisition du bien (au prix proposé ou inférieur) et le délai de validité de votre offre (généralement d’une à deux semaines).
Le vendeur dispose de ce délai pour accepter ou rejeter votre offre. En cas de rejet, il peut vous faire une contre-proposition, que vous êtes libre d’accepter ou de refuser. Si votre offre est acceptée, vous pouvez commencer votre recherche de crédit immobilier.
Bien que facultative, cette étape est vivement recommandée pour sécuriser la transaction. L’avant-contrat permet de clarifier les termes et conditions de la vente.
Vous pouvez rédiger une promesse de vente soit par un acte sous signature privée directement avec le vendeur, soit par un acte authentique établi par un notaire. Le recours à un notaire, bien que non obligatoire à ce stade, est judicieux car la promesse de vente inclut des clauses essentielles à la transaction et engage fermement les deux parties.
La promesse de vente doit inclure des informations sur le vendeur et l’acheteur, le bien et la transaction :
À savoir : Après avoir signé la promesse de vente, vous avez un délai de rétractation de 10 jours pour renoncer à l’achat sans condition. Si des clauses suspensives sont incluses (comme l’obtention d’un prêt immobilier), la vente sera annulée sans pénalités si ces conditions ne sont pas remplies.
La dernière étape officialise la transaction et fait de vous le propriétaire du bien. L’acte de vente doit être un acte authentique établi par un notaire. Vous pouvez avoir recours à un notaire unique ou à deux notaires (un pour chaque partie).
Lors de la signature de l’acte de vente, les clés vous sont remises contre le versement de la somme convenue pour le bien et des frais d’acquisition (« frais de notaire »). Vous recevrez des attestations de propriété pour entamer vos démarches administratives (souscription d’abonnement gaz, eau, électricité, contrat d’assurance, etc.).
Cependant, il faudra attendre que le notaire accomplisse certaines formalités, comme l’enregistrement de l’acte de vente au service de publicité foncière, avant de récupérer votre titre de propriété définitif. Ce document, conservé pendant 100 ans par l’office notarial avant d’être confié au service des archives départementales, constitue votre titre de propriété.
À savoir : Si vous avez opté pour une signature sans compromis préalable, vous bénéficiez d’un délai de réflexion de 10 jours avant de pouvoir signer l’acte de vente définitif.
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