Le gouvernement a voulu assouplir les conditions d’obtention du PTZ afin « de permettre à davantage de ménages, notamment les jeunes actifs, d’accéder à la propriété ».
Ouvert aux primoaccédants, ce prêt gratuit étend donc son champ d’action. Ses conditions de ressources pour en bénéficier évoluent à la hausse.
De même, les ménages pourront emprunter jusqu’à 40% de l’achat alors que ce montant variait entre 18% et 26% jusqu’alors. La durée d’emprunt est également allongée à 25 ans et le différé de remboursement est élargi. Enfin, la location sera permise six ans après son achat.
La Fédération française du bâtiment (FFB) se réjouit de cette mesure par l’intermédiaire de son nouveau président Jacques Chanut. Celui-ci estime qu’elle pourrait permettre à « 40.000 ménages supplémentaires d’acheter dans le neuf » et que « le PTZ a un effet déclencheur sur l’acte d’achat ».
Les avis sont pourtant plus nuancés chez un certain nombre de professionnels du secteur, notamment concernant l’ancien.
Jusqu’ici, en effet, le PTZ n’était ouvert à l’ancien que dans 6.000 communes rurales, sous réserve d’acheter un bien demandant des travaux énergétiques.
À présent, il est disponible pour l’ensemble du territoire. Toutefois il reste une condition non négligeable : que le coût des travaux (opéré par un professionnel agréé) atteigne 25% de l’achat.
« Le fait de conditionner l’octroi du PTZ à la réalisation d’importants travaux de rénovation est trop contraignant et compliqué à mettre en place, ce qui pourrait en limiter l’impact », indique ainsi Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.com dans un communiqué. Elle précise en outre que dans son réseau de courtier, « la part des primoaccédants est passée de 58% des emprunteurs en 2011 à 38% seulement en 2015 ».
Dans le décret d’application paru au journal officiel, le gouvernement semble bien avoir conscience de l’écart de portée que possède le PTZ entre le neuf et ancien. Le nombre de PTZ en 2016 est en effet évalué à « 120.000 pour 2016, dont environ 10.000 dans l’ancien sous condition de travaux ».
Quant au coût que représente ce PTZ nouvelle version, il ne devrait pas dépasser 2,04 milliards d’euros promet le gouvernement.
Plus d’infos : Le détail des conditions d’attribution sont disponibles sur le site de l’ANIL, l’agence nationale pour l’information sur le logement.